05/03/2012

A tout skètér...

Décidément, la langue wallonne est pleine de saveurs, de couleurs... Le hasard nous amène à la page 116 de l'excellent "Dictionnaire du wallon du Viroin et de sa région", de Philippe Antoine, qui a dédié ce superbe ouvrage "Au génie modeste des porteurs de mémoire. A leur langue de clins d'oeil et de beaux mots".

Donc, page 116... A la mi-temps de la deuxième colonne, on trouve ceci...

"skètér"

Et nous apprenons que c'est un verbe transitif, histoire d'entamer la communication.
Assez paradoxalement, ça veut dire: casser, briser. Dont exemple: "C'èst st-in broyeû, i skète tout c'qui li passe dins lès mwins".
Plus encore mieux, du genre "On va rentrer ça tant qu'il fait bon": "On va skétèr l'dérène d'vant d's'èrâlér".

Et, pour suivre, une pensée dont j'aime beaucoup l'esprit de "Si ça continue, il faudra que ça cesse". Traduction: "Ça n'pleut né durér, faleut qu'ça skète".

J'espère que toi, lecteur ou lectrice de ce blog, tu n'es pas dans le cas: "skètè", ça veut dire hyper-fatigué(e).

D'où la conclusion de cette note: je te/vous souhaite le meilleur. De vivre. De faire. D'aimer. De rire.
Bref, d' awè du plêji! A tout skètér!

A bé râde!

B. TH.

   

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